Archive pour août 2011

My Own GTD Sprints

Since it has been asked for in english by Yves Hanoulle, this short post will be in english ;-)

I started this summer a very simple experiment.
I think that this should sound familliar to anybody practicing agile.

I had for year 2011 a kind of “Getting Things Done” list (as a matter of fact, it is a xmind map, much easier to group, split, … than an excel file).

Now I have also iterations, of 2 weeks. When I start an iteration, I select entries in my GTD list and I split them in concrete short term tasks (that I will be able to do in 2 weeks delay, knowing the fact that I am only working part time on my personal GTD), my sprint list.

Items in my sprint list are more concrete, more simple, don’t need long term thinking.

During my sprint, I take a greate pleasure checking items in the list to mark the fact that they are done. Or de-scoping them to further iterations.

If I find new ideas, I add them to the global GTD list, and I try not to change the scope of the sprint.

What is fun is to feel the power of having 2 level a granularity (PBL Items/Tasks) also for “personal” tasks.

Moreover, the use of a mind map is not innocent : it also helps to collapse items in order to hide their details and get a more synthetic view. Sounds like epics, no ?

It’s like a training where the trainer would ask you :

  • Imagine you make a list of things to do this year.
  • Detail them.
  • Arrange them.
  • Then select some of them for the next two weeks.
  • Split them into concret tasks.
  • Manage them
  • Look at what you have done at the end of the sprint.
  • Retrospect.
  • Start the next sprint.

Except I do it for real.

And it works !

Réunions (2/..) : 2 coachs valent plus que 4 coachs

Je pratique ces temps-ci à hautes doses des réunions entre coach agiles réalisées chez mon client, pour coordonner nos activités “transverses” (au niveau de la transformation agile elle même, au delà du coaching de nos projets respectifs).

Nous avons constaté un phénomène assez particulier, que nous avons mis du temps à canaliser.
Il peut se résumer à “2 coachs valent plus que 4 coachs“.

Une réunion à 2 coach sur une activité de transformation est constructive.

Une réunion à 4 coach part dans toutes les directions, change plusieurs fois d’agenda, et pourra être sérieusement contre productive.

J’ai une théorie selon laquelle, à 2 coach on négocie de manière plus explicite et moins fréquente les changements de “mode” d’interaction :

  • la créativité (chacun propose, chacun suit librement ses associations d’idées)
  • le retour d’expérience (une personne raconte)
  • la présentation (une personne expose quelque chose qu’elle a élaboré)
  • la réflexion (une personne réflechit à voit haute)
  • l’argumentation (deux personnes débatent)
  • la meta-communication dans le message élaboré (que vont penser les équipes si on met ça dans le wiki de transformation)
  • les concepts (on essaie d’établir un consensus sur un ensemble de concepts)
  • le paradigme (on essaie d’établir un consensus sur le cadre même de la réflexion)
  • la méta-communication sur l’interaction (on parle de la réunion qui a lieu)
  • la méta-communication sur la relation (on parle des rôles et rapports entre les participants)
  • l’humour

Les modes changent beaucoup plus vite à partir de 3 coach, et l’ensemble est instable.

Ensuite, je ne pense pas que cela soit un problème d’ego. Je ne pense pas non plus qu’il s’agisse de rigidité intellectuelle, nous sommes tous souples et ouverts. Je pense plutôt à une déformation naturelle.
Le coach est là pour mettre son client, son équipe en mouvement (même en coaching non-directif il y a un transfert d’énergie). Un coach a toujours quelque chose d’intéressant à dire, un recadrage, une reformulation, pour faire progresser.
Difficile de s’arrêter de jouer quand on est en coulisse.

Du coup, il me semble que la nature de la réunion doit dicter le casting.

  • ce qu’il vaut mieux préparer seul
    • élaboration d’un contenu non structuré
  • ce qu’il vaut mieux préparer à deux
    • revue de détail d’une présentation
    • structuration, articulation d’un contenu
  • ce qu’il vaut mieux préparer à plus de 2
    • partage
    • brainstorming très “ouvert”, très en amont
    • planification
Par ailleurs, nous nous réfrenons tous :-)
Ca me rappelle “The secrets of consulting” de l’excellent Gerald Weinberg : la meilleure façon de raccourcir la durée d’une réunion à laquelle on participe c’est de se taire.

Réunions (1/..)

Voici ce que nous faisons (ou devrions faire) sur nos réunions. C’est assez bateau mais cela va mieux en le disant :

Avant

  • Une invitation est envoyée : date et heure de début, durée, agenda, contexte (supports, lien vers le compte rendu des réunions précédentes)
  • L’animateur de la réunion arrive à l’avance, et s’assure du matériel : le cas échéant vidéo projecteur, paper board, whiteboard, marqueurs, post-its, papier krafts, stylos, portable branché sur le cable vidéo, sur son alimentation, télécommande du portable.
  • L’animateur dispose les tables dans la configuration qu’il a conçue si ce n’est pas la configuration standard de la salle
  • L’animateur affiche au mur les rappels des principes de la réunion (open space, brainstorming, …)
  • Les participants arrivent en ayant pris connaissance du contexte qui leur a été fourni en pièces jointes de l’invitation
  • Les réunions sont préparées par les acteurs : finalisation des actions attendues (notamment collecte d’information)

Début

  • La réunion démarre à l’heure prévue (même si tout le monde n’est pas là), cela poussera chacun à venir à l’heure
  • L’animateur rappelle l’objet de la réunion et propose l’agenda, qui restera visible pendant toute la réunion

Pendant

  • La réunion a un time keeper. Il rythme la réunion avec dynamisme. Il surveille le temps qui reste par rapport à la vitesse constatée. N’est pas forcément l’animateur, mais gagne à l’être, notamment si l’animateur est un facilitateur et pas un opérationnel.
  • La réunion a un seul animateur, pas plus
  • La réunion a un secrétaire qui produira le compte rendu ou édite les documents. N’est pas forcément l’animateur.
  • Pendant la réunion, un indicateur de l’avancement et du temps restant est évalué et partagé
  • Une seule conversation est tenue à la fois (pas d’aparté)
  • Des pauses (de durée stricte) ont lieu, donc le reste du temps les participants ne s’absentent pas de la réunion
  • On note les sujets hors agenda, mais on ne les traite pas
  • A part le secrétaire, personne n’a son portable ouvert. les documents à partager avec le groupe auront été transmis au secrétaire au préalable
  • On ne se coupe pas la parole
  • On ne monopolise pas le temps de parole (on ne parle pas plus de 2min sans passer la main)
  • Tout le monde a le droit à la parole
  • Tout le monde a le devoir de participer
  • Les conversations qui s’éternisent et qui ne sont pas bloquantes pour la poursuite de la réunion sont arrêtées par l’animateur, qui les note pour qu’elles soient traitées à part
  • L’animateur formalise tout le long de la réunion les tâches (qui, quoi, pour quand)
  • Au fil des sujets l’animateur fait le point sur les tâches des réunions précédentes

Fin

  • L’animateur collecte les informations : prend en photo les murs de post-its, roule les papier kraft, prend en photo le whiteboard, récupère les papiers du paperboard
  • L’animateur (aidé par certains participants) remet en état la salle : efface le white board, remet les tables en place, …
  • La réunion se termine à l’heure prévue (même si on n’a pas fini dans les temps), cela poussera le groupe à apprendre à gérer son temps
  • La réunion donne lieu à un compte rendu de décision diffusé à tous, en plus d’une éventuelle mise à jour de supports (backlogs, …)

Après = Avant

A suivre…

PS: Plus j’y pense, et plus j’ai envie de relire “Collaboration Explained: Facilitation Skills for Software Project Leaders” de l’excellente Jean Tabaka.


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